Mona Hatoum, les ratés d’une artiste

Je l’admets, le titre est quelque peu violent pour une artiste qui fait à peu près l’unanimité et dont j’ai d’ailleurs souvent admiré les œuvres. Mais, à voir l’exposition actuelle au Centre Pompidou, je suis revenue sur certaines de mes positions.

Fin juin, l’art n’existe plus

L'art n'existe plus à partir de la fin juin, c'est un fait. Et chaque année cela me sidère. Art ceases to exist in France at the end of June. Is is a fact, and every year, I find it amazing.

Les photographies d’HOm

Une chose est certaine, plonger dans les photographies de HOm est une expérience d’une étonnante sensorialité, et le terme « plonger » est choisi à dessein puisqu’il s’agit de s’enfoncer dans une dimension inaccessible à notre perception immédiate. La beauté…

L’inutilité de la critique d’art

Selon moi, il n’y a pas de bonne critique d’art, c’est-à-dire de critique d’art utile, qui ne prenne position. Pourquoi ? Parce que l’art est politique. Même si l'artiste n'entend délivrer par ses œuvres aucun message politique au sens…

“Le temps jugera” et autres histoires pour endormir les enfants

Tout d'abord, merci aux personnes qui ont avalé de travers mon dernier article — et m'ont aimablement recraché le morceau à la figure. Cela fournit la matière de mon article de la semaine et me permet de parler d'une question utile : le temps. En effet, "le temps jugera" m'ont écrit certains — certains d'après lesquels je n'aurais (moi et mes collègues) ni les moyens ni le droit de juger des œuvres d'aujourd'hui.

Philippe Pasqua : un cas irritant / Philippe Pasqua’s skulls: an irritating case

Si je parle des crânes de Philippe Pasqua, qui remontent déjà à quelques années et autour duquel l’engouement s’est tout de même ralenti (le marché était saturé, et les modes passent), c’est parce qu’il s’agit d’un exemple fort parlant d’un phénomène particulièrement agaçant de l’art contemporain. I am using Philippe Pasqua's skulls as an example, although they are a few years old already, and the craze for them is somewhat abating : fashions don't last, and the market is now saturated. But they are a good example of a phenomenon in contemporary art which I find particularly irritating.

Un doute au sujet des “Forêts” d’Eva Jospin

Je le reconnais, j'aime bien ça, tomber nez à nez sur une forêt d'Eva Jospin. Le matériau choisi: du carton, proche du bois, mais plus tendre, plus accessible ; sa façon de le traiter en profondeur, entre le trompe-l'œil de théâtre et le "pénétrable" à la Soto ; et surtout l'échelle que l'artiste a choisie, pas une taille réelle mais, disons, un taille écran de cinéma : tout cela fait que je m'y projette immédiatement. C'est une forêt de conte et qui sait ce qui peut nous y arriver.