L’inutilité de la critique d’art

Selon moi, il n’y a pas de bonne critique d’art, c’est-à-dire de critique d’art utile, qui ne prenne position. Pourquoi ? Parce que l’art est politique. Même si l'artiste n'entend délivrer par ses œuvres aucun message politique au sens…

“Le temps jugera” et autres histoires pour endormir les enfants

Tout d'abord, merci aux personnes qui ont avalé de travers mon dernier article — et m'ont aimablement recraché le morceau à la figure. Cela fournit la matière de mon article de la semaine et me permet de parler d'une question utile : le temps. En effet, "le temps jugera" m'ont écrit certains — certains d'après lesquels je n'aurais (moi et mes collègues) ni les moyens ni le droit de juger des œuvres d'aujourd'hui.

Philippe Pasqua : un cas irritant / Philippe Pasqua’s skulls: an irritating case

Si je parle des crânes de Philippe Pasqua, qui remontent déjà à quelques années et autour duquel l’engouement s’est tout de même ralenti (le marché était saturé, et les modes passent), c’est parce qu’il s’agit d’un exemple fort parlant d’un phénomène particulièrement agaçant de l’art contemporain. I am using Philippe Pasqua's skulls as an example, although they are a few years old already, and the craze for them is somewhat abating : fashions don't last, and the market is now saturated. But they are a good example of a phenomenon in contemporary art which I find particularly irritating.

Un doute au sujet des “Forêts” d’Eva Jospin

Je le reconnais, j'aime bien ça, tomber nez à nez sur une forêt d'Eva Jospin. Le matériau choisi: du carton, proche du bois, mais plus tendre, plus accessible ; sa façon de le traiter en profondeur, entre le trompe-l'œil de théâtre et le "pénétrable" à la Soto ; et surtout l'échelle que l'artiste a choisie, pas une taille réelle mais, disons, un taille écran de cinéma : tout cela fait que je m'y projette immédiatement. C'est une forêt de conte et qui sait ce qui peut nous y arriver.

Jérôme Zonder et Rogier Van der Weyden

On passe difficilement à côté des dessins de Jérôme Zonder. Bien sûr en raison de l'actualité artistique mais surtout en raison de leur nature même: leur très grande virtuosité, ainsi que leur contenu, douloureux et violent. Or, l'alliance virtuosité et noirceur éveille invariablement chez moi des soupçons. Ça m'apparaît comme une recette évidente pour attirer les amateurs/acheteurs.

Art Paris Art Fair 2015

Mercredi avait lieu le vernissage d'Art Paris Art Fair. Comme pour Drawing Now, voici quelques aperçus des repérages auxquels je me suis livrée ce jour là .

La Fiac avec le son

mais sans les images, car j'ai oublié d'emporter de quoi prendre des photos ... Pour une fois ce sera donc juste un texte . Ce que j'apprécie à la Fiac, c'est le rassurant retour du même : les carrés de…

L’art est-il nécessaire?

Je ne pense sincèrement pas que l'art soit nécessaire pour la plupart d'entre nous. Il l'est, certainement, pour les artistes qui créent. En revanche, pour les autres, aller voir de l'art est une option parmi d'autres, parmi tout…

Ressentir une œuvre

Au Centre Pompidou le 22 novembre. Se connecter à son ressenti en passant par des oeuvres contemporaines — qu'en dites-vous?  C'est l'idée de cette visite au Centre Pompidou où, pendant une heure et demie, on apprend à écouter…