Le jeudi 31 mai, à partir de 18 heures, s’ouvrira l’exposition “Fil sensible”, dont j’ai le plaisir d’être l’auteur.

Elle rassemblera les artistes Line OrcièreMuriel MoreauFrançois Génot.

Voici quelques vues, non exhaustives, des oeuvres présentées …

 

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L’exposition se tiendra jusqu’au 30 juin, à la galerie LWSVenez nombreux!

 

Je me permets de joindre le texte de présentation:
Rassembler François Génot, Muriel Moreau et Line Orcière dans une même exposition était une évidence. Vivant et travaillant dans des régions éloignées les unes des autres, ayant étudié dans des écoles différentes, ces jeunes artistes ne s’étaient pas encore rencontrés. Toutefois, leurs œuvres suivent le fil de sensibilités voisines, qui sont constamment cultivées au contact de la nature, puis affinées et acérées dans la pratique du dessin.
Chacun de ces artistes utilise une technique particulière : François Génot travaille (notamment) le fusain en très large format ; Muriel Moreau pratique la gravure (qu’elle associe à d’autres techniques) ; Line Orcière réalise sur toile de grands dessins minutieusement détaillés au stylo bille. Tous trois font du travail graphique les cordes d’un instrument qu’il s’agit de laisser vibrer.
Les taillis, fourrés ou friches de François Génot s’emparent des murs de la galerie comme le fait la végétation d’une zone délaissée : tous bruissants de la vie qui s’installe en eux, ils nous invitent à nous immerger dans l’espace qui se forme entre les branches et à écouter leur respiration. Pendant ce temps, les 54 Hypothèses de la Fonte du Glacier du Saint Gothard scandent l’espace en autant de projections mentales, insouciantes et impitoyables, sur l’évolution de la nature.
Alternant, comme un rythme vital, les tons « sève » et « cendre », Muriel Moreau a un travail aérien, presque volatil, en particulier lorsqu’il s’agit des Échappées d’âme — végétation moussue où l’on reconnaît les subtilités de notre propre sensibilité. Les polyptiques intitulés Alma cartographient les mouvements sismographiques, les sillons ou les constellations de nos espaces intérieurs et extérieurs. De leur côté, les Arbol, qui stylisent la coupe d’un tronc, nous recentrent puissamment au cœur de leurs cernes. 
Les dessins raffinés et cruels de Line Orcière nous font toucher le pelage tiède et frémissant des bêtes, leur plumage lisse ou hérissé. Comme un cri strident dans une campagne couverte de neige, ces animaux surgissent sur le vaste espace et brisent la surface de la toile par leur présence: rythmes fluides, grâce pure, sauvagerie brute, élans imprévisibles. Ce sont les emblèmes ardents et sans fard des forces qui nous animent.
A.M.

 

Images:

Line Orcière, Slaughterhouse #2, stylo bic sur toile, 200 x 80 cm, 2007.

François Génot, Les 54 hypothèses de la fonte du glacier du Saint-Gothard, 2007, acrylique sur carte postale, 15 x 6 cm (élément d’une série de 54).

Muriel Moreau, Échappée d’âme 2, 2009, eau forte, 75 x 95 cm.

Les images sont la propriété des artistes.

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