J’en avais déjà parlé.
Mais j’aime bien revenir sur une oeuvre, pour vérifier jusqu’à quel point je suis capable de saisir exactement ce que j’ai envie de dire sur elle.
D’ailleurs, la dernière fois, j’avais fait une erreur: rien n’est cousu dans les oeuvres de Jim Coverley, tout est découpé, plié, noué, épinglé ou collé.
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Et puis, j’avais omis de préciser que tout, dans ses pièces, est taillé au scalpel avec une minutie chirurgicale et obsessionnelle, et teint à l’aide de couleurs pour tatouages,qui contribuent à métamorphoser le tissu en peau.
Et surtout, j’avais tourné autour de l’essentiel.
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Cette fois (à l’occasion de sa deuxième exposition personnelle à la galerie Schirman et De Beaucé), je dirais seulement que je suis subjuguée par la capacité de l’artiste à transformer un napperon sans qualités en une pièce raffinée et inquiétante. C’est une oeuvre cruelle, qui  transforme en plante vénéneuse une après-midi passée au tic-tac d’une pendule de grand-mère . Une sorte d’Arsenic et Vieilles dentelles, en plus cru.
(Cliquer sur les images pour les agrandir, courtesy galerie Schirman & De Beaucé, Paris)
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