Depuis plusieurs jours, je cherchais une oeuvre capable d’exprimer l’énergie puissante, éruptive, que nous avons connue au début du printemps. Une énergie d’élan et d’éclosion. J’avais envie de quelque chose de très coloré et, en fait, je ne l’ai pas trouvé.

Puis l’autre jour, à Drawing Now Paris (autrement dit, au Salon du dessin contemporain), je suis tombée sur cette très grande fleur, intitulée Memento Mori, de Gaël Davrinche. Je me suis décidée à la publier en me disant qu’elle semblait plutôt exprimer l’énergie d’un été très chaud, le genre de canicule accompagnée de Sirocco dont l’air suffit à brûler la végétation: tiges noires et étiques, pétales qui tiennent à peine à l’extrémité du calice. On a la sensation que l’artiste l’a exécutée dans un souffle à la fois créateur et destructeur.

davrinchemementomori2011

Avec cette nouvelle série de fleurs (il y en a plusieurs sur ce modèle), Gaël Davrinche sort des “portraits d’après” que l’on connaissait déjà de lui.  Et finalement, en écrivant ce bref article, je me rends compte que l’artiste a été incroyablement inspiré, et que c’est normal que je n’ai pas trouvé ce que je cherchais tout d’abord: il n’aurait pas pu mieux exprimer ce qui s’est passé en CE début de printemps, de l’autre côté du globe.

 

(Image: courtesy de l’artiste. Cliquez sur l’image pour l’agrandir). 

Partager :

Laisser un commentaire

Solve : *
6 × 30 =