darrot

“La Secte”, de Nicolas Darrot, était exposée il y a quelques temps à la galerie Eva Hober.

 

Son titre, quelque peu inquiétant, ne correspond pas à la sensation qu’elle m’a donné, celle d’une œuvre ouverte, déployant des sensations différentes.

J’ai adoré plonger directement au cœur de la terre grâce à ces entrelacs de racines. Cependant, on peut aussi bien s’imaginer entouré d’humus, de racines et de cailloux, que voir l’œuvre telle qu’elle est, c’est-à-dire en suspension dans l’espace, semblable au « Château dans le ciel » de Miyazaki.

Les personnages, issus du Manga ou de la SF (et qui font aussi de cette racine une sorte de mandragore), sont en train de jouer d’un instrument invisible, saxo, accordéon, … : leur instrument s’est dématérialisé, à moins qu’il ne s’agisse d’un concert d’ultra-sons, ou alors ils sont en train de faire monter une incantation alchimique qui transforme la racine en plomb (puisque l’œuvre est faite de ces deux matériaux).

C’est une œuvre qui fait fuser l’imagination et qui lui offre le plaisir de percevoir des univers culturellement différents reliés entre eux et déployés en un objet plein de fantaisie.

 

 

Deux liens au sujet de l’artiste, ici et .

 

(images: courtesy de l’artiste et galerie Eva Hober. Cliquer sur l’image pour l’agrandir).

 

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