Il y a peu, j’ai eu le plaisir de découvrir l’oeuvre toute en vibrations de Rose Lowder (ICI, quelques mots biographiques, et , des exemples).
Rose Lowder filme essentiellement la nature — des champs de tournesols, la plage —,  avec une façon bien particulière de concevoir ses petits films. Elle agence notamment entre elles des images prises à des endroits ou à des moments différents. Les images sont comme tissées, placées les unes à côté des autres, ou par intervalles, découpées, intercalées, posées ici, là, ou plus loin. Ce sont comme des touches de pinceau ou des notes de musique. On peut même apercevoir quelques lettres de son nom, et la date, qui apparaissent entre deux images, telle la signature cachée entre deux coups de brosse.

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J’aime bien cette façon toute tactile de faire un film. Le résultat est un film vibrillonnant (comme s’il était en accéléré), qui nous fait ressentir les frôlements, les grésillements, les mouvements infimes du grand air.

 

 

 

 

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