Courtesy Thomas Henriot et galerie Céline Moine.

A l’encre noire, sur de larges feuilles de papier Japon, Thomas Henriot dessine des vues, généralement urbaines. Elles mêlent architectures et végétation. On y reconnaît la Havane mais aussi d’autres endroits du monde. Plus rares sont les vues d’intérieur ou encore de gros plans sur des feuillages, une assiette de piments, des raffinements architecturaux. Chargées comme elles le sont par une composition fourmillante, les feuilles sont lourdement imbibées d’encre noire. A regarder la densité du dessin, on se dit que c’est cette encre elle-même qui s’est répandue en lignes sinueuses, en motifs, en plages d’ombres et de lumière. L’accumulation des détails nous aspire à l’intérieur de la page. On est entraîné dans cette surcharge baroque où chaque centimètre carré prend vie précisément parce qu’il est pris dans la liquidité de l’encre. Parfois, des rehauts colorés viennent baigner la composition d’une lumière surréelle. Thomas Henriot, quand il travaille, a l’habitude de poser la feuille à même le sol, en pleine rue, au milieu des passants, imprégnant son geste du rythme de la vie qui remue tout autour. Certaines feuilles se présentent sous la forme de grands rouleaux, que l’artiste expose à la verticale, sans cadre ni châssis, comme de libres tranches de vie.

ICI, le compte Instagram de l’artiste.

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